Retour sur l'affaire Mila : les cinq prévenus seront jugés en juin, dont deux pour « menaces de mort »

Jade Vigreux
·1 min de lecture

Un an après la diffusion d’une première vidéo controversée de la jeune femme, les cinq individus mis en examen pour « cyberharcèlement », dont deux pour « menaces de mort », attendent leur procès. Itinéraire d’une affaire qui a défrayé la chronique.

L’affaire Mila fait une nouvelle fois la une des journaux. En novembre 2020, après la publication d’une énième vidéo polémique sur l’islam, l’adolescente bientôt majeure recevait un flot intarissable d’insultes et de menaces de mort. Cinq personnes, âgées de 18 à 29 ans, ont été arrêtées et placées en garde à vue pour, ce mardi, a annoncé le parquet de Paris à l’AFP. Elles doivent être jugées le 3 juin par le tribunal correctionnel de Paris pour « harcèlement morale » et, pour deux d’entre elles, pour « menaces de mort ». Les prévenus ont été interpellés en Loire-Atlantique, en Moselle, dans le Calvados, la Marne et les Hauts-de-Seine, dans le cadre des investigations menées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, très récemment créé au sein du parquet de Paris. Retour sur l’affaire symbole d’un mal être d’une génération : l’acharnement numérique.

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Les prémisses : une langue bien pendue

Le 18 janvier 2020, la jeune iséroise Mila publie une vidéo sur son compte Instagram dans laquelle elle profère de virulentes critiques contre l’islam. Très vite devenue virale, la vidéo déclenche un tel déferlement de menaces que la jeune lycéenne est contrainte de quitter son établissement le mois suivant. Les internautes crient au racisme et, plus surprenant encore, la traite de « sale lesbienne ». Mila est défendue par le président Emmanuel Macron, qui...

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