Classes en plein air : « Faire école dehors, ça ne se décrète pas, ça s’apprend »

Maïlis Rey-Bethbeder
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Jean-Michel Blanquer a reconnu pour la première fois, dans un mail adressé au personnel de l’éducation nationale, les vertus sanitaires et éducatives de l’école en dehors des murs. Mais les associations, elles, attendent toujours des mesures concrètes.

L’épidémie de Covid a ramené le sujet sur la table. Comment lutter contre la propagation du Covid, notamment à l’école ? Alors que des études ont prouvé que le renouvellement de l’air permet de réduire le risque de contamination via les aérosols, le gouvernement incite de plus en plus les enseignants à faire cours dehors. Ainsi, jeudi 22 avril, en conférence de presse, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé que « les classes en plein air seront encouragées, la saison le permet ». Au-delà de cette prise de parole, sa déclaration a été doublée d’un mail adressé dès le lendemain au personnel de l’éducation nationale, dans lequel le ministre reconnaît officiellement, pour la première fois, que « les classes en plein air sont bénéfiques sur le plan sanitaire, et […] aussi sur le plan éducatif ». Un message fort envoyé aux défenseurs de cette pédagogie, qui existait en France avant la crise sanitaire.

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Capture d’écran 2021-04-29 à 18.03.04
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Pour Moïna Fauchier-Delavigne, autrice de « L’enfant dans la nature » (2019) et « Emmenez les enfants dehors !» (2020) cela signifie que « le ministère considère officiellement que faire classe dehors, n’est pas une perte de temps, que c’est possible ». Selon elle, jusqu’à présent les enseignants qui voulaient s’essayer à cette pratique étaient découragés par certains inspecteurs. Ces derniers avaient pour habitude...

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