Pour le climat, faut-il lever le pied en voiture ?

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On a tous envie de rouler pour l’environnement. Et pourtant... Les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France. Et les voitures y contribuent pour moitié. Réduire cette production sert donc à lutter contre le dérèglement climatique. Alors on a vite fait d’en conclure qu’il y a urgence à ce que nous ralentissions tous au volant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est pas forcément une si bonne idée.

Sur autoroute par exemple, une telle mesure pourrait fonctionner. La convention citoyenne a d’ailleurs émis le vœu de nous freiner sur ces axes routiers. "Passer de 130 km/h à 110 km/h a un impact en termes de consommation de carburant, donc d’émissions de gaz à effet de serre", confirme Olivier Blond, directeur de Respire, association qui milite pour l’amélioration de la qualité de l’air. Et le gain n’a rien d’une bagatelle : 23 % de consommation en moins. Ceci s’explique par un peu de physique. Plus vous allez vite, plus la résistance à l’air de votre véhicule augmente et plus il faut de puissance – et donc consommer de carburant – pour le faire avancer.

Sur route en revanche, se déplacer à 80 km/h plutôt qu’à 90 km/h a peu d’incidence sur les émissions de gaz à effet de serre. Olivier Blond l’explique : "Il faut savoir que la quasi-totalité des véhicules ont une courbe de consommation optimisée autour de 80 et 100 km/h. Quand ils vont plus lentement ou plus vite, ils consomment plus au kilomètre." Il n’y a donc pas d’avantage (...)

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