Colère, peur, amour : 2020 vue par Fatima Daas

Fatima Daas
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(JOEL SAGET / AFP)
(JOEL SAGET / AFP)

“2020, je pense août 2020.

La sortie de mon premier roman La petite dernière.

Au moment des vœux de début d’année, je me souviens avoir dit 2020 ce sera mon année !

Mais avant il y a eu janvier, à la fin du mois, cette discussion avec une amie qui vit à Rome depuis deux ans où j’entends pour la première fois le mot “confiné”.

BN, mon amie me raconte que tout est fermé dans la ville, qu’elle ne fume plus, que le confinement “ça aide au moins à ça”.

Pas une seconde, j’avais imaginé qu’elle me décrivait ce qui nous attendait en France, qui arriverait jusqu’à moi, jusqu’à nous.

De la même façon qu’on ne croit pas à sa propre mort.

Freud disait que “Personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient chacun est persuadé de son immortalité”.

13 Décembre 2020, j’ouvre les yeux, elle est enfin à mes côtés, elle lit Psychopathologie de la vie quotidienne de Freud.

Aujourd’hui, je ne vais pas lire, je vais écrire mon journal de l’année 2020.

Je n’ai pas envie d’écrire de journal de confinement.

Ni de parler de comment j’ai vécu le confinement, ou comment je ne l’ai pas vécu, ou comment j’ai survécu au premier puis au deuxième.

Je n’ai pas envie de parler du confinement.

Mais quand même…

En mars, il y a eu ce soir-là…

Je croise ma sœur, elle porte un masque, elle part au travail dans sa voiture grise, dans sa Honda jazz, elle a des cernes qui re

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