Le combat contre la précarité menstruelle des lycéennes en Ile-de-France

Lydia Menez
·1 min de lecture

Depuis la rentrée 2020, une trentaine d’établissements franciliens ont installé des distributeurs de serviettes hygiéniques, censés lutter contre la pauvreté liée aux règles. Reportage dans l’un d’entre eux.

Le lycée Gabriel Péri, à Champigny-sur-Marne (94) ressemble à n’importe quel lycée de France, avec sa cantine, ses surveillants, ses élèves et ses professeurs. À une exception près : là, nichée dans les toilettes de l’infirmerie, se trouve une étrange boîte blanche en métal, couverte de dessins. « On n'en est pas peu fiers », souffle Christelle Chevreau, directrice adjointe de l’établissement. Cette mystérieuse boîte est en réalité un distributeur en libre-service de serviettes périodiques bio, à destination des lycéennes. Financé par la région Ile-de-France, ce dispositif est en expérimentation depuis la rentrée 2020 dans une trentaine d’établissements franciliens. Une première. L’objectif de l’opération ? Lutter contre la précarité menstruelle qui toucherait 1,7 million de femmes en France, en majorité des étudiantes et des sans-abris.

« Beaucoup d’étudiantes quittaient les cours ou s’absentaient quand elles avaient leurs règles »

Par ailleurs, selon une enquête menée par la marque Always en 2018, quelque 130 000 j eunes filles rateraient régulièrement les cours faute d’avoir pu se procurer des protections. Cet absentéisme, Christelle Chevreau l’a remarqué au sein même de son établissement : « On a eu beaucoup d’étudiantes qui quittaient les cours pour rentrer chez elles ou qui s’absentaient parce qu’elles avaient leurs règles. Dorénavant, on a de quoi répondre à leurs besoins », se...

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