Combi Volkswagen, l’esprit d’aventure

« Quand l’baba cool cradoque est sorti d’son bus Volkswagen qu’il avait garé comme une loque devant mon rad'… » En 1980, Renaud résume d’une phrase le minibus Volkswagen : c’est la voiture des hippies, qui sillonne les routes du monde, de Katmandou à la Californie. Lancé trente ans auparavant, ce véhicule est connu sous plusieurs noms : Combi, Bulli (Bouledogue) ou Bus. Pourtant, officiellement, il n’a eu qu’un nom, la Volkswagen Type 2 T1. En 1947, l’usine de Wolfsburg construite neuf ans plus tôt par les nazis pour fabriquer la « voiture du peuple » est reprise en main par le major Ivan Hirst. Cet ingénieur britannique a pour mission de relancer la production automobile dans le nord de l’Allemagne. Alors que la Type 1 (la Coccinelle) connaît ses premières années, Bernardus Pon – importateur néerlandais – sollicite la marque pour commercialiser un véhicule utilitaire. En visitant l’usine Volkswagen, il découvre que des employés ont transformé la Type 1 en petit utilitaire pratique et maniable qui peut transporter des charges lourdes ou embarquer jusqu’à huit personnes. Cependant, il ne s’agit que de véhicules bricolés qui ne peuvent être fabriqués en série. L’idée d’un fourgon dérivé de la Coccinelle germe alors dans l’esprit du militaire anglais. Problème : en 1947, l’Allemagne est encore un champ de ruines. L’usine manquant déjà d’acier pour augmenter la production de voitures, il est prématuré de se diversifier. Pourtant, dix-huit mois plus tard, le projet de fourgon V...


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