Les commérages : un défaut qui aurait du bon

Anaïs Guillon
·1 min de lecture

Les bavardages indiscrets échangés avec ses amis ou sa famille permettraient de renforcer les interactions sociales, selon deux chercheurs américains.  

On n'en est souvent pas très fiers, et pourtant. Une nouvelle étude publiée par la revue « Current Biology » et reprise par le magazine « Néon », s’accorde à dire que raconter des potins renforcent les liens sociaux. « La fonction sociale précise des ragots reste mal comprise, car la recherche a été fortement influencée par des intuitions populaires qui considèrent le commérage comme de la médisance sans fondement », expliquent Eshin Jolly et Luke J. Chang, co-auteurs de l’étude et chercheurs au Dartmouth College aux Etats-Unis. « Les ragots peuvent être utiles car ils aident les gens à apprendre à travers les expériences des autres, tout en leur permettant de se rapprocher les uns des autres », argumentent-ils. 

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Les potins, source de cohésion entre les individus  

Selon les scientifiques, au cours d’une journée, 65% de nos conversations portent sur des sujets comprenant des révélations personnelles ou des discussions sur les autres. Depuis longtemps, la science suppose que ces échanges remplissent des fonctions essentielles pour nos interactions sociales (échange d’informations, divertissement, influence…). Pour creuser davantage le sujet, Eshin Jolly et Luke J. Chang ont conçu un jeu en ligne dans lequel les joueurs étaient réunis par groupes de six. Certaines manches contenaient des informations complètes, c’est-à-dire que les participants étaient en mesure de...

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