Comment parler de la fermeture des écoles (et du coronavirus) en fonction de l'âge de l'enfant

Sandra Lorenzo

CORONAVIRUS - Vendredi 13 mars, le dernier jour de classe. Entre la fermeture annoncée hier par Emmanuel Macron et les vacances de printemps, il faudra attendre plusieurs semaines pour retourner sur les bancs de l’école. Outre les problèmes d’organisation que cette situation inédite pose, les enfants qui pouvaient être jusqu’à présent un peu protégés des nouvelles autour de cette épidémie ne peuvent plus l’ignorer. Car avec la crèche, l’école, le collège ou le lycée qui ferme, c’est leur quotidien qui est entièrement bousculé. 

Comment leur annoncer cette nouvelle? Comment répondre à leurs questions? Et comment leur parler du nouveau coronavirus Sars-Cov2 en fonction de leur âge et de leur sensibilité? 

Votre enfant est à la crèche :

Ne plus aller à la crèche, c’est un grand changement, il faut en parler, même quand il s’agit d’un bébé. Béatrice Cooper Royer, psychologue clinicienne spécialisée dans l’enfance et l’adolescence propose de présenter les choses simplement et sans entrer plus dans les détails: “La crèche est fermée, tu ne vas pas y aller. Il y a des microbes qui peuvent rendre malade. Les endroits où il y a beaucoup d’enfants comme la crèche sont fermés”, énumère-t-elle au HuffPost.

Et, précise encore la spécialiste, “il ne faut pas oublier que la peur est très contagieuse, les parents doivent avant tout filtrer leurs émotions.” 

Vous enfant est en maternelle : 

Pour cette tranche d’âge, vous pouvez présenter les choses de la même façon que pour les plus jeunes. La réaction va être différente: “l’enfant va certainement poser des questions. Le mieux est de les retourner : ‘et toi, qu’est-ce que tu en penses? Qu’est-ce que tu as compris?’ Cela permet d’éviter de projeter ses propres peurs d’adulte et d’employer les mêmes mots que l’enfant pour bâtir une réponse qu’il comprendra. Ce procédé reste pertinent jusqu’à 7 ans”.

Pour ce qui est du coronavirus plus précisément, “il faut rester souriant, positif dans le discours, précise la psychologue Aline Nativel Id...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post