“Minimalisme”, le livre qui permet de se concentrer (enfin) sur l'essentiel

Alice Pfeiifer
·2 min de lecture
© Justin Vaseur/Edition J'ai Lu
© Justin Vaseur/Edition J'ai Lu

Il n’est jamais trop tard pour changer. Les Américains Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, deux anciens cadres supérieurs, forment aujourd’hui le duo d’auteurs, podcasteurs et coachs de vie The Minimalists. Leur idéologie ? Une vie épurée, élaguée, et concentrée sur l’essentiel. Un quotidien qui tourne le dos au consumérisme, aux rêves de glamour, pour un retour aux sources.

Des biens matériels aux relations, en passant par les voyages, leur livre Minimalisme est autant un guide qu’un manifeste pour une existence tournée vers l’immatériel, l’émotion et la quête de sens – pour soi ainsi que pour les autres. Pour commencer de répondre à la question “qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux ?” – le sous-titre du livre –, le duo prend ses distances avec une culture de la consommation déshumanisée et uniforme. Joshua Fields Millburn évoque pour nous cette trajectoire aussi minimale qu’urgente.

Quel fut l’élément déclencheur de ce livre ?

Joshua Fields Millburn — J’ai grandi dans la pauvreté et j’ai toujours pensé que le manque d’argent était l’unique raison d’un mal-être. J’ai donc choisi un parcours dans le monde des affaires, et, il y a dix ans, j’ai atteint le rêve américain : un salaire à six chiffres, des vêtements de marques, une voiture chère, chaque recoin de ma vie consumériste était rempli de possessions. Pourtant, ce n’était pas mon rêve ; je désirais en réalité atteindre un sentiment d’apaisement, une sérénité : toutes ces choses accumulées n’étaient que l’indicateur d’un état intérieur à repenser. J’ai donc entamé une exploration pour questionner et surpasser cette obsession pour la consommation.

Quel regard portez-vous sur la culture consumériste contemporaine ?

Il y a une idéologie sociale portée par l’idée que les choses que l’on achète nous rendrons heureux, qu’elles viendront combler un vide – un vide fictif, en réalité. On a tendance à confondre le bonheur véritable et le plaisir induit par l’achat, alors que ce dernier fait obstacle à notre quête de paix intérieure. La dopamine générée par la consommation provoque une forme d’addiction qui fausse tous nos rapports.

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