Quand le confinement libère les cheveux blancs

Alors que la situation exceptionnelle a vu perdurer les injonctions, certaines ont profité de cette isolation imposée pour laisser le naturel s'installer, et leurs cheveux blancs pousser. Une transition libératrice, n'en déplaise aux détracteurs patriarcaux.

Le confinement touche à sa fin (progressive), c'est l'heure du bilan. Et côté injonctions faites aux femmes, l'addition est lourde. En ce qui concerne leur apparence, surtout. Dès les premières semaines de la quarantaine, certains médias s'étaient d'ailleurs empressés de commenter la "calamité" dans laquelle les Françaises s'embarquaient avec la fermeture des commerces non-essentiels : celle de ne plus pouvoir se faire épiler, ni aller chez le coiffeur. Malédiction ! Les franges repoussent, les mèches naturelles prennent le pas sur les balayages et - drame - les repousses immaculées ne sont plus habilement camouflées par des mains expertes.

Il faudrait donc croire qu'en temps de crise sanitaire mondiale, alors que l'épidémie rôde et les lits d'hôpitaux manquent cruellement, ce contre-temps esthétique soit une raison de s'en faire, des cheveux blancs.

"Ce qui m'effraie, c'est qu'on considère encore aujourd'hui, en 2020, que les cheveux blancs sont un signe de négligence chez une femme, que c'est un signe de rejet de toute séduction", déplorait la journaliste adepte de la "blandeur" Sophie Fontanel à ce sujet, auprès du média suisse RTS, début avril. "Je ne vois pas pourquoi dans la vie, il faudrait se rendre désirable pour tout le monde. Dans la vie, c'est déjà bien beau que quelques personnes au cours de notre existence nous trouvent désirable, et que nous d'ailleurs, on les trouve désirable. On ne trouve pas tout le monde désirable !"

Pour certaines femmes cependant, aussi persévérants et insidieux soient ces carcans, la distanciation sociale s'est présentée comme une occasion de sauter le pas, et de laisser tomber les colorations pour de bon. C'est le cas de Lila, 74 ans, qui nous confie sa décision d'enfin s'accepter "au naturel", en plein confinement.

"J'en avais marre d'aller chez le coiffeur toutes les deux semaines, c'est une vraie corvée", lâche-t-elle alors qu'on la contacte...

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