Confiner, nettoyer, balayer : l’heure du grand ménage et du rangement

Caroline Michel

Le voisin du dessus passe l’aspirateur trois heures par jour, celui d’en face astique ses carreaux et nous, on trie nos romans par couleur. Mais pourquoi le confinement nous pousse-t-il au grand ménage de printemps (si ce n’est que c’est le printemps) ? Réponses.

Pourquoi, alors que nous sommes cloîtrés entre nos quatre murs depuis le 17 mars 2020, nous les astiquons ? Comment se fait-il que le confinement nous invite à trier nos casseroles, nos fringues et nos papiers ? Certes, c’est le printemps, et qui dit printemps, dit généralement grand ménage. Un hasard calendaire ? On dirait : ça fait cinq printemps qu’on procrastine. Si cette année, on retrousse enfin nos manches, c’est plutôt parce que la situation inédite que nous traversons nous inspire… ou nous dépasse. Explications.

Pour combler l’ennui

Si certaines personnes sont complètement débordées entre télétravail, devoirs des enfants, carottes à éplucher et apéros sur Zoom, d’autres ont déjà épuisé leurs ressources. Quand on a fait 10 Scrabble, bouffé tout Netflix et regardé 25 fois la vidéo de Jean-Jacques Goldman, arrive toujours le moment où le temps s’arrête et l’ennui point. Alors on se dit que c’est l’occasion d’ouvrir son courrier, de nettoyer son frigo et de détartrer sa bouilloire, tâches que l’on repousse depuis 17 ans, d’ailleurs on ne sait même pas où elle est la bouilloire. 

Pour bouger son corps

Une fois qu’on a usé de notre autorisation pour faire le tour du pâté de maison et qu’on a fini nos trois boîtes d’Hénaff à l’apéro (pour rester dans le thème), on réalise qu’on a fait quatre pas dans la journée, ce qui est très moyen. C’est sans dire, aussi, qu’on ressent le besoin de se...

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