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« Aux confins de l’horreur » : un homme jugé pour les viols de 18 enfants

L'homme jugé pour viols sur mineurs à Angers était détenteur CAP Petite Enfance.  - Credit:JEAN-MICHEL DELAGE / Hans Luca  via AFP
L'homme jugé pour viols sur mineurs à Angers était détenteur CAP Petite Enfance. - Credit:JEAN-MICHEL DELAGE / Hans Luca via AFP

« - Monsieur, veuillez vous lever s'il vous plaît. »

- Non, je suis bien assis !

- Vos nom et date de naissance ?

- Qu'est-ce que ça peut te foutre. »

Jogging noir, lunettes noires et regard noir, l'accusé se tourne vers le public et lance un « Ça va ? » frondeur. Le ton est donné. Yoann V., qui vient d'avoir 29 ans, n'a pas l'intention de capituler. Après avoir été extrait de force de sa cellule le matin même, il a maintenu sa ligne de défense : ça sera l'invective. Son mode opératoire ? Interrompre le président de la cour d'assises du Maine-et-Loire par des sonores « bla-bla-bla ». « Vous chantez un peu aigu », tente de désamorcer le magistrat. Rien n'y fait.

« – Vous voulez adopter cette attitude pendant tout le procès ?

- J'ai beaucoup de volonté, je peux faire ça pendant 15 jours. »

Finalement, il ne fera « ça » que durant sept minutes. À 11 h 28, menottes aux poignets, Yoann V. est expulsé et repart dans les geôles du palais de justice. « Un accusé de ce type-là, qui prend le risque d'insulter et de provoquer les parties civiles, c'est quand même très rare », observe maître Céline Astolfe. Et l'avocate, malheureusement, sait de quoi elle parle puisqu'elle représente la Fondation pour l'enfance, laquelle se constitue systématiquement partie civile dans ce type d'affaires.

L'affaire en question est une série de viols et d'agressions sexuelles commis sur plus d'une dizaine d'enfants. Et encore, à l'aumônière de la maison d'arrêt, où il est placé en détention pr [...] Lire la suite