Conflits d'intérêts: Agnès Pannier-Runacher ne pourra pas s'occuper de dossiers liés à Perenco

©EMMANUEL DUNAND / AFP

La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher ne pourra pas s'occuper de sujets liés à trois sociétés, y compris l'entreprise pétrolière Perenco dont son père a été un dirigeant, selon un décret paru mardi au Journal Officiel.

Publié une semaine après une enquête du média Disclose qui avait provoqué de vives réactions politiques, le décret indique que la ministre « ne connaît pas des actes de toute nature relatifs au groupe Défense conseil international, au groupe EP2C et au groupe Perenco.»

Lire aussi >> Optimisation fiscale et conflits d’intérêt : la ministre de la transition énergétique en difficulté

Un décret pour éviter les situations de conflits d’intérêts

« Les attributions correspondantes sont exercées par la Première ministre », poursuit le décret, conformément à un décret de 1959 stipulant que « le ministre qui estime se trouver en situation de conflit d'intérêts en informe par écrit le Premier ministre en précisant la teneur des questions pour lesquelles il estime ne pas devoir exercer ses attributions. Ce dernier s'abstient de donner des instructions aux administrations placées sous son autorité ou dont il dispose, lesquelles reçoivent leurs instructions directement du Premier ministre.»

« A l’occasion de la mise à jour de son décret de déport du fait du changement de poste de son compagnon, la ministre a pris l’initiative d’y intégrer Perenco, afin de couper court à toute critique », a indiqué l'entourage de la ministre dans une déclaration transmise à l'AFP mardi matin. Le compagnon de Mme Pannier-Runacher, Nicolas Bays, a rejoint la société Défense conseil international, de même source.

Un fond spéculatif installé dans...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi