Congé parental: un rapport propose de le réduire, mais de mieux le rémunérer

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Image d'illustration d'une femme et d'un jeune enfant. (Photo: triocean via Getty Images)
Image d'illustration d'une femme et d'un jeune enfant. (Photo: triocean via Getty Images)

RAPPORT - Moins long, mais mieux payé. Dans un rapport remis ce mercredi 6 octobre au gouvernement, l’universitaire de l″école Nationale supérieure de sécurité sociale, Julien Damon, et la directrice générale de Schneider Electric, Christel Heydemann, recommandent de réformer le congé parental d’éducation.

Un rapport commandé en mars 2021 par Elisabeth Borne et Adrien Taquet pour “mieux concilier la vie professionnelle et personnelle des parents”.

Aujourd’hui, ce congé est en réalité très peu sollicité - seules 265.000 demandes en 2019 -, selon le rapport.

Concrètement, les deux rapporteurs proposent que ce congé ne soit plus d’un an, mais de six mois par parent. Autre point, il ne serait plus rémunéré au forfait, comme c’est le cas actuellement à hauteur de 400 euros par mois, mais proportionnellement à l’ancien salaire, avec un plafond à définir.

“Faut-il aller jusqu’à la hauteur des indemnités journalières maternité et paternité (qui sont les mêmes)?”, s’interrogent les auteurs du rapport.

Le congé pourrait se poursuivre l’année suivante, mais il serait dans ce cas à nouveau rémunéré au forfait, “avec une indemnisation forfaitaire forcément moins avantageuse”, notent Les Echos, qui dévoilent les contours de ce rapport.

Création d’un “service public de la petite enfance”

Deuxième point central du texte: ses auteurs recommandent également une réorganisation de l’offre de service aux familles lors des trois premières années de leur enfant.

Le rapport souligne que passé la première année, il est préférable de privilégier les offres de garde. Problème: un quart des parents n’auraient pas accès au mode de garde désiré, notent nos confrères des Echos. Et le nombre d’heures d’accueil aurait diminué ces dernières années.

Pour y remédier, le texte soumet l’idée de créer un “service public de la petite enfance”. Cela permettrait à terme de former plus d’éducateurs et d’auxiliaires et de permettre aux chômeurs de bénéficier des aides à la garde d’enfant, “aujourd’hui ciblées sur les foyers monoparentaux”, notent Les Echos.

“La garde des jeunes enfants constitue l’un des freins à la reprise d’une activité, concernant quelque 150.000 demandeurs d’emploi”, indiquent dans le rapport ses auteurs.

Enfin, ils proposent de fusionner l’ensemble des congés familiaux (naissance, décès, éducation, garde d’enfant, etc) en créant un “congé familial à tiroirs”. Le but: faciliter les démarches administratives ou pouvoir s’adresser à un guichet unique.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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