Connaissez-vous le "breath play", cette tendance sexuelle ultra-risquée ?

Cette pratique sexuelle très controversée connaît de plus en plus d'adeptes. Mais des associations se mobilisent pour informer sur les risques du "breath play", qui peuvent entraîner la mort, et sur les récupérations dont il fait l'objet dans les affaires de violences faites aux femmes.

Le "breath play" (ou asphyxie érotique) est "la restriction intentionnelle de l'oxygénation du cerveau à des fins d'excitation sexuelle". C'est en tout cas la définition qu'en donne la page anglophone de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, précisant que "l'asphyxie érotique peut entraîner la mort accidentelle par asphyxie". Rien que ça. Pourtant, cette pratique bien connue du milieu BDSM semble conquérir de plus en plus de (jeunes) adeptes.

Une étude datant de 2021 réalisée auprès de 4 000 étudiant·e·s aux États-Unis a ainsi révélé que plus d'un quart des étudiantes (26,5 %) et 22,3% des étudiants trans et non-binaires (22,3 %) avaient été étouffés lors de leurs dernières relations sexuelles.

Une autre étude menée en 2021 dans des universités américaines révélait que 58 % des étudiantes déclaraient avoir déjà été étouffées par un partenaire, et près de 65 % d'entre elles l'auraient vécu lors de leur tout premier rapport sexuel ou baiser.

Une pratique trop prise à la légère

On découvre aussi sur bdsm101.fr, autoproclamé "site francophone de référence sur le BDSM, bondage, domination sado-masochisme" que le "breath play" "se pratique de différentes manières : par le biais de la pendaison, la suffocation, par placement de la tête dans un sac plastique, la strangulation". Un "champ des possibles" totalement effrayant, si bien qu'un...

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