Connaissez-vous le « köpskam », ce nouveau phénomène qui envahit la planète mode ?

Une nouvelle robe par-ci, un nouveau jean par-là ! Quand cette invasion de nouveaux vêtements prendra-t-elle fin dans les armoires ? Selon l’Agence européenne pour l’environnement (EEA), la quantité de vêtements achetés dans l’Union Européenne (UE) a augmenté de 40% entre 1996 et 2012. Rien qu’en 2015, les Européens ont acquis 6,4 millions de tonnes de nouveaux habits et chaussures. Des chiffres qui donnent très vite le tournis.

Trop, c’est trop ! Après le "flygskam" (la honte de prendre l’avion), un nouveau concept a émergé en Suède sous le nom de "köpskam", soit littéralement "la honte d’acheter". Avec ce dernier, le pays continue de dénoncer la pollution textile causée par l’empire de la "fast fashion" appelée aussi "mode jetable". La raison qui explique l’annulation de la fashion week de Stokholm en août 2019.

Avec cette volonté de consommer moins et mieux, le "köpskam" pourrait avoir un véritable impact sur le marché de l’industrie de la mode.

Le « Köpskam » : vers un nouveau style de vie

Le point de départ à cette prise de conscience écologique ? L’effondrement du Rana Plaza, à Dacca capitale du Bangladesh, en avril 2013. Ce drame a provoqué la mort de 1.127 ouvriers dans cet immeuble abritant plusieurs ateliers de confection travaillant pour les marques internationales de prêt-à-porter. Des images fortes entraînant un véritable électrochoc à travers le monde, comme l’explique Éloïse Moigno fondatrice de la plate-forme SloWeAre dédiée à la mode éco-responsable. "C’était la première fois en Europe que nous faisions face à la réalité des industries textiles en Asie. Ce drame a entraîné une véritable prise de conscience chez les consommateurs occidentaux sur les limites de la fast fashion mais également sur les conditions de travail misérables des travailleurs. Depuis, de plus en plus de personnes se posent les bonnes questions, notamment sur l’impact environnemental de cette industrie de la mode." D’après une estimation de la Fondation Ellen MacArthur, la simple fabrication

(...) Cliquez ici pour voir la suite