Non-consentement des mineurs : « l’affaire Sarah » de retour au tribunal

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L'affaire avait initié le débat sur le non-consentement des mineurs : le procès d'un homme accusé d'avoir violé une fille de onze ans, qu'il avait estimée « consentante » en 2017, s'est ouvert à huis clos mercredi devant la cour criminelle du Val-d'Oise.

Accompagnée de ses parents, la jeune fille, à présent âgée de dix-sept ans, s'est faite discrète, assise à côté de sa psychologue, au bout du banc des parties civiles. Le huis clos total, demandé par son avocate Me Carine Durrieu-Diebolt, a été accordé par la cour. La presse n'est donc pas autorisée à suivre les audiences. Quatre associations de défense de l'enfance et féministe sont également parties civiles.

A l'autre extrémité de la salle, l'accusé, assisté de Me Dylan Slama, a décliné son identité et sa profession d'intérimaire avant de se rasseoir. Les avocats n'ont pas souhaité faire de déclarations avant le début des débats devant la cour criminelle, composée de cinq juges professionnels, sans jury populaire.

L'affaire avait provoqué un vif débat qui a débouché en avril 2021 sur l'adoption de la loi fixant un seuil de non-consentement automatique à quinze ans. Le 24 avril 2017, la collégienne est assise dans un parc à proximité de chez elle, à Montmagny (Val-d'Oise). Elle discute avec un homme de 28 ans, qui l'a déjà abordée deux semaines plus tôt. L'homme, père d'un enfant de neuf ans, l'invite à la suivre dans son immeuble.

L'homme avait déclaré qu'il ignorait son âge

Dans une cage d'escalier, à la demande de l'homme, elle lui fait une fellation. Interrompus par le gardien d'immeuble, ils se rendent dans l'appartement où il réside avec sa famille. Un rapport avec pénétration vaginale a lieu, sans violence....

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