Contraception : Les Françaises se détournent de plus en plus de la pilule

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Si elle fut le symbole de la libération des femmes dans les années 70, aujourd’hui, elle n’a plus la cote. Analyse d’une nouvelle manière d’aborder la contraception.

Publiés le 24 septembre, les derniers chiffres de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sur la contraception en disent long : en dix ans, le recours à la pilule traditionnelle (œstrogène + progestatif) a chuté de 33%. Un recul amorcé depuis le déremboursement des pilules de dernière génération (troisième et quatrième), impliquées dans l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux. « Aujourd’hui, les femmes utilisent les pilules de deuxième génération, qui représentent 85 % des ventes (contre 52 % en 2012), moins risquées pour leur santé », observe le Dr Isabelle Yoldjian, directrice des médicaments en gynécologie à l’ANSM.

Au premier rang des effets secondaires avérés, toutes générations de produits confondus : la multiplication du risque de thrombose veineuse* (phlébite, embolie pulmonaire). Quant à l’influence des hormones contraceptives sur le cancer du sein, les études concluent à un surrisque qui disparaîtrait à l’arrêt. « Si la balance penche toujours en faveur des bénéfices, on ne peut plus ignorer la peur des patientes, reconnaît le Dr Marie-Laure Brival**, gynécologue et ex-chef de service à la maternité des Lilas. Et puis... il ne faut pas minimiser les plaintes comme la baisse de la libido, les troubles de l’humeur ou encore la prise de poids, qui ont trop souvent été balayées d’un revers de la...

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