Le coquelicot : quels sont ses bienfaits et comment le cuisiner ?

Dans Le Petit Livre du langage des fleurs, Nathalie Chahine raconte que les Égyptiens avaient un usage sacré du coquelicot. Ils parsemaient les tombeaux de pétales pour bercer les défunts dans leur sommeil éternel. Dans la mythologie grecque, il était le symbole de Morphée, le dieu des rêves. Cette fleur sauvage a, en effet, des propriétés narcotiques dues aux alcaloïdes qu’elle contient, comme tous les pavots.

Le coquelicot a longtemps été employé comme médicament pour soulager l’anxiété, les insomnies et les affections respiratoires. Il a ensuite été adopté comme cosmétique – les Égyptiens l’utilisaient déjà pour colorer les lèvres et les joues – avant que ses quatre pétales flamboyants n’attirent cuisiniers et pâtissiers. Au milieu du XIXe siècle, François-Étienne Desserey, un confiseur de Nemours, en Seine-et-Marne, a l’idée de fabriquer des bonbons avec le coquelicot qui abonde sur ces terres calcaires. Naissent alors de petits rectangles rouges translucides marqués d’une fleur et réputés pour apaiser la toux. Une tradition ressuscitée depuis 1985 par Gérard Bosc de la confiserie Des Lis Chocolat à Melun, et reprise par Denis Jullemier qui propose bonbons, chocolats, liqueurs et vinaigres au coquelicot.

Nature, le coquelicot met de l’éclat dans les salades ou est utilisé comme colorant alimentaire, comme le faisaient les Hollandais avec certaines croûtes de fromages. Il sert également de base à des sauces pour poissons et viandes blanches, mais aussi liqueurs et confits… (...)

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