Coronavirus : votre chien ou votre chat peut-il vous contaminer ?

Le virus Covid-19 (le nouveau nom du "2019-nCoV", communément appelé "coronavirus") touche plus de 45 000 personnes à travers le monde et a déjà fait plus de 1 100 décès. L’hypothèse de l’origine animale de ce coronavirus étant privilégiée, la psychose s’installe lentement. En Chine, les abandons d'animaux domestiques seraient ainsi de plus en plus nombreux, certains maîtres redoutant que leurs compagnons ne leur transmettent le coronavirus.

Des initiatives radicales et inutiles, puisque selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) "rien ne prouve que les animaux de compagnie/animaux domestiques tels que les chiens ou les chats peuvent être infectés par le nouveau coronavirus". Et pour cause : il existerait ce que l’on appelle une "barrière des espèces", empêchant la transmission d’un virus d’une espèce à une autre.

Coronavirus : un risque quasiment nul pour les animaux domestiques

Cette "barrière" a pourtant été mise à rude épreuve par différentes épidémies. Le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), apparu en Chine en 2002 et à l’origine de près de 800 décès, avait ainsi été transmis de l’animal à l’homme. Il en va de même pour le coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), apparu en 2012. Mais ces franchissements de la barrière des espèces restent rares.

Quid du virus Covid-19 ? Son foyer a été identifié comme étant le Huanan South China Seafood Market, un marché situé dans la ville de Wuhan, en Chine, dans lequel des animaux vivants sont vendus. Son origine serait donc animale : le pangolin, une espèce déjà en voie de disparition, et la chauve-souris, sont ainsi pointés du doigt pour leur potentiel rôle respectif de "réservoir animal" et d'"hôte intermédiaire", même si leur implication est encore hypothétique.

La piste d’une zoonose, autrement dit d’une infection pouvant se transmettre de l’animal à l’homme est donc privilégiée. Mais pour l’heure, aucun cas de coronavirus chez le chien ou le chat n’a été déclaré. Cela avait également été le cas

(...) Cliquez ici pour voir la suite