Coronavirus: un couvre-feu à 18h est-il envisageable en France?

Les images des Français insouciants, en famille, entre amis, profitant - collés serrés - du beau temps ont assurément porté à conséquence. Ce soir, Emmanuel Macron va s'exprimer dans une allocution télévisée, quatre jours après une première intervention dans laquelle il annonçait des premières mesures, dont la fermeture de tous les établissements scolaires, de la crèche à l'université.

Les derniers jours ont montré que les mesures de sécurité, dites mesures barrières, maintes fois énoncées ne semblent pas respectées par l'ensemble des Français. Se tenir à un mètre de distance, se laver les mains fréquemment etc..., ces mesures ne semblent pas suffisantes pour stopper la progression de la pandémie.

Dès lors, le président de la république pourrait annoncer un confinement total et obligatoire, seul moyen d'endiguer la propagation du virus. En clair, les déplacements seraient limités au strict nécessaire (faire ses courses alimentaires, aller à la pharmacie..), un couvre-feu serait instauré à partir de 18 heures sous le contrôle de la police et de la gendarmerie pour s'assurer que seules circulent les personnes habilitées à se déplacer (personnel médical, de sécurité...). Une mesure qu'appellent de leurs voeux de nombreux experts du corps médical pour qui c'est le seul moyen de stopper le virus. Quelles en seraient les modalités? Quelles seraient les régions concernées? Selon plusieurs médias, l'Ile de France et le Grand Est pourraient être visés. Quant aux modalités, elles seront précisées - si la décision est annoncée par Emmanuel Macron - via un décret.

⋙ Coronavirus : Emmanuel Macron ulcéré face au comportement “idiot” des Français

En Italie, depuis début mars et jusqu'au 3 avril, plusieurs régions du pays sont en confinement total, ce qui impacte plus de 15 millions d'habitants. Les contrevenants - autrement dit les personnes qui circulent sans autorisation ( lettre d'employeur, certificat médical) - risquent de fortes amendes. Dans les magasins, les clients doivent se

(...) Cliquez ici pour voir la suite