Coronavirus : Jean-Jacques Razafindranazy est le premier médecin mort du virus en France, son fils lui rend hommage

"Nous sommes tristes et en colère." Alors que le monde fait face à une pandémie sans précédent, les médecins, infirmiers, pompiers, policiers, sont sur le pont, chaque jour, pour venir en aide aux personnes contaminées. Malheureusement, ces héros du quotidien ne sont pas toujours équipés pour faire face à ce virus mortel. Dans un texte bouleversant publié sur les réseaux sociaux, le fils du docteur Razafindranazy a rendu hommage à son père, décédé samedi 21 mars 2020 au CHU de Lille. L'information a été confirmée par le ministre de la Santé, Olivier Véran, dimanche 22 mars 2020 sur LCI. Pour l'heure, il est impossible de savoir exactement la source de la contamination du médecin. En revanche, selon des informations que se sont procurées nos confrères du Parisien, "dans le cadre de ses fonctions" de médecin urgentiste, le docteur Razafindranazy aurait été en contact avec les premiers cas de coronavirus à l'hôpital de Compiègne, dans l'Oise.

Médecin à la retraite, il voulait aider ses confrères surchargés

À l'époque, "les précautions étaient alors moindres, en tout cas pas adaptées", a déclaré une source hospitalière au journal. "Mon père s'est sacrifié, a réagit ce dimanche son fils, contacté par Le Parisien. Il était à la retraite et aurait pu arrêter mais il continuait à venir car il voulait toujours aider ses confrères surchargés. Il travaillait parce qu'il aimait ça, c'était sa vie. C'est injuste." L'homme ajoute que son père, de retour de vacances, était "en pleine forme" . "Mais le covid-19 était plus fort" conclut-il son éloge poignant.

Sa femme, médecin généraliste confinée à son domicile, n'a pas pu accompagner son mari, dévoile France 3. Les collègues du défunt sont abattus par ce drame. L'un d'eux, interrogé par Le Parisien, tient à mettre les français en garde. "La situation est grave, on n'a pas demandé à mourir. On assume nos responsabilités mais les citoyens ne se rendent pas compte de la gravité de la situation." a-t-il déclaré. Nombreux sont les soignants

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