Coronavirus : porter une écharpe ou un foulard à défaut d’un masque est-il efficace contre le Covid-19 ?

L’épidémie de nouveau coronavirus continue à prendre de l’ampleur dans le monde. Le virus a contaminé près de 180 000 individus à travers le monde. Sur le sol français, le Covid-19 touche désormais près de 7 700 personnes. Et pour l’heure, 175 décès sont recensés dans l’Hexagone, selon les derniers chiffres officiels*. Compte tenu de la situation, le président de la République a donc annoncé, ce lundi 16 mars, de nouvelles mesures de confinement pour restreindre "les déplacements et les contacts" au "strict nécessaire".

Depuis ce mardi 17 mars, seuls les "trajets nécessaires" sont autorisés. Bien que les déplacements soient dorénavant limités, les Français cherchent à se protéger lors des sorties autorisées, soit pour récupérer leurs enfants en garde alternée, pour faire de l’exercice, pour aller faire leurs courses ou se soigner. Pour cela, ils font avec les moyens du bord car les masques médicaux sont réservés au personnel soignant et aux malades.

Masques de protection : ils protègent uniquement pendant quelques heures

Avant de sortir, de nombreuses personnes se munissent ainsi d’une écharpe ou d’un foulard, en guise de masque de protection, pour le placer devant leur bouche et leur nez. Leur but ? Protéger les autres et échapper à la contamination du Covid-19. Ce virus se transmet par l’intermédiaire de sécrétions nasales, de postillons, de gouttelettes lorsque l’on parle, tousse ou éternue, mais aussi par le biais de surfaces inanimées ou d’objets infectés que l’on touche au quotidien, tels que les poignées de porte, les téléphones ou le courrier.

Les Français plaquent ainsi une écharpe ou un foulard sur leur bouche et leur nez pour "faire barrage" au Covid-19 et pensent que ce geste est aussi efficace que les masques chirurgicaux. Pourtant, il faut savoir que la durée de vie des masques de protection, à usage unique, est estimée à quelques heures seulement. Après quelques heures d’utilisation, les masques médicaux n’ont plus leur "effet barrière" qui permet de filtrer

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