Coronavirus : pourquoi il faut se méfier des remèdes maison

Près de 24 600 personnes réparties dans 28 pays différents sont désormais touchées par le coronavirus. L’épidémie a déjà causé 500 décès, et il n’existe pour l’heure pas de traitement permettant d’éradiquer le virus 2019 nCoV.

La prise en charge des personnes touchées par l’infection repose donc sur le traitement des symptômes, à savoir des troubles respiratoires, de la fièvre, une toux, un essoufflement et des difficultés respiratoires. "En outre, la prestation de soins de soutien aux personnes infectées peut s’avérer très efficace", précise l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

950 cas de guérisons ont ainsi été recensés à travers le monde, et la Commission nationale de la santé chinoise a souligné que taux de mortalité du coronavirus était de 2,1%, tandis que celui du Sras était de 9,6%.

Mais face à l’absence de traitement spécifique et à la vitesse de progression du virus, la psychose s’installe, laissant place à de nombreuses rumeurs sur de soi-disant remèdes maison miracles qui permettraient de soigner l’infection.

Si certains d’entre eux peuvent éventuellement atténuer certains symptômes comme la toux, d’autres s’avèrent parfaitement inefficaces, voire risqués, puisqu’ils peuvent entraîner des effets secondaires. On fait le point.

Le "Shuang huang lian"

Un remède traditionnel chinois à base de plantes et connu sous le nom de "Shuang huang lian" est en rupture de stock en Chine depuis que l’Académie des sciences de Chine a assuré qu’il pouvait inhiber le virus.

Des affirmations depuis tempérées par les autorités chinoises, via Le Quotidien du peuple, organe de presse officiel du Parti communiste au pouvoir : elles déconseillent l’utilisation de ce produit sans avis médical. La télévision nationale chinoise, quant à elle, pointe du doigt ses éventuels effets secondaires.

Ce mélange végétal existait déjà avant l’épidémie, et était utilisé par les Chinois pour soulager des symptômes tels que la fièvre, la toux ou le mal de gorge. Interrogé par l’AFP, Marc Fréard,

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