Coronavirus : pourquoi la Haute autorité de santé s’oppose à l’usage des autotests

On le sait : la lutte contre l’épidémie de coronavirus passe par le dépistage. C’est pourquoi fin avril, le ministre de la Santé Olivier Véran affirmait vouloir réaliser "500.000 à 700.000 tests par semaine", après la levée du confinement.

Si cet objectif n’est pas encore atteint, l’offre de tests diagnostiques s’élargit, avec l’arrivée des tests sérologiques, qui ont pour objectif de détecter la présence d'anticorps dans l'organisme. Il en existe différents types : les tests classiques, appelés "tests automatisables", réalisés grâce a une prise de sang en laboratoire et les tests dits "unitaires", réalisés grâce à une simple goutte de sang. Parmi ces derniers, on retrouve les tests de diagnostic rapide (TDR), également réalisés en laboratoire, les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), effectués en cabinet médical ou en pharmacie, ainsi que les autotests, vendus en pharmacie et réalisés par le patient lui-même.

Covid-19 : la fiabilité des autotests pointée du doigt

Problème : dans un avis publié le 2 mai dernier, la Haute Autorité de Santé (HAS) alertait sur l’utilisation de ces tests comme passeports d’immunité, car on ne sait pas si la présence d’anticorps protège réellement contre le coronavirus. Dans un avis rendu le 18 mai, la HAS s’intéresse plus particulièrement aux autotests et met en garde contre ce dispositif.

En cause ? Leur fiabilité. "Il existe à ce jour très peu de données scientifiques sur les performances des autotests pour le diagnostic du Covid-19 en vie réelle", peut-on lire dans un communiqué. Mais ce n’est pas tout : la HAS s’interroge également sur la façon dont sont utilisés ces autotests. "Si la réalisation du prélèvement est simple (le patient le réalise seul, à domicile, en se piquant le bout du doigt), il n’en est pas de même pour la lecture et l’interprétation du résultat. Sans accompagnement, le patient prend le risque de tirer des conclusions erronées de ce test", explique l’autorité de santé.

Coronavirus : la HAS préconise l'utilisation

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