Coronavirus : un quart des Français n’aurait pas l’intention de se faire vacciner

La communauté scientifique internationale est mobilisée pour trouver un vaccin contre le Covid-19. Si cette découverte qui pourrait endiguer l’épidémie de coronavirus est attendue avec impatience, elle suscite également de nombreuses inquiétudes. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Lancet Infectious Diseases et relayée par le Journal du CNRS : un quart des Français n’a pas l’intention de se faire vacciner.

Ces données obtenues à l’issue d’une enquête en ligne sont représentatives de la défiance envers les vaccins qui subsiste depuis de nombreuses années dans l’Hexagone. "Le principal motif de cette réticence est l’idée que ce vaccin sera réalisé trop vite et risque par conséquent d’être peu sûr", explique Jeremy Ward, chercheur postdoctoral en sociologie et co-auteur de l’étude.

Vaccin contre le Covid-19 : l'exemple de la grippe H1N1

Le facteur politique entre aussi en ligne de compte, puisque ces recherches révèlent que les réticences quant à un potentiel vaccin contre le Covid-19 sont particulièrement affirmées "chez les personnes se sentant proches des partis d’extrême gauche et d’extrême droite, ainsi que celles se déclarant sans orientation politique et s’étant abstenues lors de la précédente élection présidentielle", souligne Jeremy Ward.

Une réalité peu surprenante, selon les auteurs de l’étude, qui précisent que les décisions prises dans un contexte de crise sanitaire sont souvent politiques. "Il est néanmoins important de noter qu’en France les vaccins n’ont pas encore été pris dans ces débats politiques autour de la gestion du Covid-19'" relève Jeremy Ward. Mais si tel était le cas, les réticences autour d’un éventuel vaccin pourraient prendre encore plus d’ampleur.

C’est en tout cas ce qui s’était produit lors de la grippe H1N1 en 2009 : "Dans un contexte où les savoirs sur le virus tendaient à montrer qu’il serait beaucoup moins mortel qu’attendu, certains avaient remis en cause sa 'balance bénéfice-risque' arguant qu’il avait été

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