Coronavirus: les salariés sont-ils obligés de travailler jusqu'à 60 heures par semaine?

Si des millions de salariés travaillent à distance depuis leur domicile, avec pour certains les enfants à la maison, de nombreux employés continuent de travailler directement sur place. C'est le cas de très nombreuses professions: caissiers, manutentionnaires, livreurs, ouvriers, agriculteurs, techniciens... des secteurs où le travail redouble, face aux besoins, en cette période de confinement. C'est pourquoi le gouvernement a pris plusieurs ordonnances, des mesures d'exception qui n'ont pas vocation à perdurer, une fois la crise sanitaire passée.

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L'une des ordonnances porte sur le temps de travail. Selon le droit commun, un salarié ne peut pas travailler plus de 44 heures par semaine en moyenne (sur douze semaines d'affilée). Compte tenu de la situation, ce plafond est relevé à 46 heures. Par ailleurs, et au cours d'une même semaine, un employeur pourra demander à son employé de travailler jusqu'à 60 heures maximum, contre 48 heures maximum actuellement. Une mesure exceptionnelle que prévoit déjà la législation et qui se décide au cas par cas. Cette fois, c'est l'étendue des secteurs concernés qui en fait un dispositif plus visible. Sécurité de la nation, continuité de la vie économique et sociale, précise le texte. Autrement dit les secteurs de la logistique, des transports, des télécommunications, de l'agriculture, de l'agroalimentaire ou de l'énergie.

Le salarié pourra-t-il refuser ? Pas si la période de suractivité ne dépasse pas deux semaines, indique le ministère du travail. Surtout, son refus pourrait ouvrir la voie d'un licenciement. En revanche, si l'entreprise entend généraliser cette durée de travail sur un mois voire davantage, elle devra en passer par le volontariat uniquement.

Une flexibilité qui concerne également les jours de travail puisque les salariés pourront être mobilisés le dimanche - mais sur la base du volontariat a précisé le ministère du travail

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