Coronavirus : les violences familiales en hausse depuis le confinement

Margot Ruyter

La FCPE indique que le nombre d’appels pour violences conjugales et familiales a augmenté depuis que les Français sont contraints de rester chez eux.

« On a énormément de remontées de violences conjugales et aussi les enfants qui au bout de la chaîne s’en prennent plein la figure, quand ça craque », a déploré le co-président de la Fédération des parents d’élèves (FCPE), Rodrigo Arenas, au micro de « Europe 1 », dimanche, rapporte « Libération ». « Il y a deux choses qui rendent dingues les gens : la chaleur et la promiscuité. On n’a pas la chaleur mais on a la promiscuité », a-t-il ajouté à propos du confinement. « Le quotidien est profondément bouleversé. L’illusion serait de faire comme, un peu ce que dit le ministère, que c’est un mauvais moment à passer et que la vie reprendra comme avant. Non », a-t-il fustigé. 

Une crainte partagée par Laurence Rossignol, sénatrice et ex-ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes. « Je suis inquiète pour les effets [ndlr : du confinement] en termes de tension au sein de la cellule familiale et d’exposition aux violences. Cela est valable pour les femmes comme pour les enfants (…) L’absence de vie sociale, c’est autant d’isolement supplémentaire pour les femmes victimes de violences », a-t-elle signalé dans les colonnes de « La Montagne ». La sénatrice s’est également confiée sur la charge mentale qui pèse sur les femmes. « On a tous en tête la phrase de Simone de Beauvoir : "N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes...

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