Coucher bébé sur le ventre, emmaillotage : 4 pratiques d’autrefois que les professionnels déconseillent formellement

La Haute autorité de santé (HAS) lance un nouveau pavé dans la mare. Elle publie ce jeudi de nouvelles recommandations quant au traitement de la bronchiolite chez le nourrisson. Verdict : la kiné respiratoire serait un réflexe à oublier. Tout comme l’emmaillotage, l’utilisation du trotteur pour apprendre à bébé à marcher ou le fait de le coucher sur le ventre. Autrefois conseillés par les professionnels de santé, ils ont depuis fait marche arrière. Zoom sur ces 4 pratiques.

La kiné respiratoire contre la bronchiolite : c'est non !

La kiné respiratoire serait donc un réflexe à oublier. Et pour cause, selon l’autorité publique, les études scientifiques n’ont pas apporté de preuve de son efficacité. Un constat qu’elle avait déjà mentionné dans ses précédentes recommandations, en 2000 mais qui n’avait pas empêché sa prescription en masse. Aujourd’hui, Christophe Marguet, pédiatre qui a participé à la rédaction de ces nouvelles directives insiste : il faut "sortir de l’idée selon laquelle bronchiole = kiné".

Le trotteur entrave la motricité libre du nourrisson

Autre pratique autrefois conseillée par les professionnels de santé, qui font désormais machine arrière : l’utilisation du trotteur pour apprendre à bébé à marcher. Et pour cause, il entraverait la motricité libre de l’enfant.

L'emmaillotage augmenterait le risque de mort subite, selon une étude

Technique ancestrale, l'emmaillotage (qui consiste à envelopper le bébé dans une couverture pour limiter ses mouvements) a d’abord été banni par les professionnels, avant de finalement connaitre un regain de popularité ces dernières années, puis d’être à nouveau pointé du doigt par certaines études qui s’inquiètent de la sécurité des nouveau-nés. En 2016, une équipe de chercheurs de l'Université de Bristol (Royaume-Uni) a publié une méta-analyse sur le sujet dans la revue Pediatrics. Après avoir analysé les données de plusieurs études, ils auraient constaté que le risque de mort subite du nourrisson au-delà de trois mois augmenterait

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