Dans les coulisses de la fabrication du sac Chanel 11.12

Dans les coulisses de la fabrication du sac Chanel 11.12
C’est un sac qui a été pensé par Coco Chanel en 1955, et qui, plus de soixante ans plus tard, est toujours une pièce iconique, portée au quotidien par les femmes grâce à son allure intemporelle.Le 11.12 est entièrement fabriqué dans des ateliers par des artisans passionnés que nous avons rencontrés. Un lieu qui en ferait rêver plus d’un, avec des centaines de sacs Chanel, certains finis, d’autres en attente de contrôle, s’amoncelant sur des portants, triés par couleur.Tout commence par la coupe des peaux, à partir de plans de modélistes. Les coupeurs ont une véritable connaissance de la matière, à l’œil nu, ils voient les défauts, et savent quelles parties d’un rouleau de cuir couper pour un fini impeccable. Pour ce faire, ils font appel à un laser, ou pour des peaux plus épaisses, à des emporte-pièces.Les morceaux découpés, avant d’être assemblés, sont travaillés. On les refend pour atteindre la bonne épaisseur, les pourtours sont désépaissis pour accueillir les coutures, et arrive le moment du très attendu matelassage. Le cuir est placé dans un gabarit pour le maintien, et en quelques secondes, une machine effectue les coutures qui donnent cet effet matelassé inspiré du monde équestre, dont s’est inspiré Gabrielle Chanel pour ses créations, et qui est devenu une de ses signatures.Dans une autre partie de l’atelier, de nombreuses femmes, mais aussi quelques hommes, s’affairent autour de ces morceaux de cuir – rose le jour où nous y étions – pour leur donner la forme du 11.12. Les différentes pièces sont assemblées à plat en pique, à la machine pour certaines, à la main pour d’autres. Le sac prend vie, on aperçoit ses contours rectangulaires, mais il est d’abord à l’envers, avant d’être retourné d’un geste technique, puis remis bien en place à l’aide d’un marteau pour renforcer ses lignes.Vient alors le positionnement de l’intérieur du 11.12, une sorte de petit sac dans le sac, plus solide, ajusté avec de la colle, et fini avec des points à la machine à coudre. Et puis, tout le savoir-faire manuel se met en place. On lisse, on aplatit, on s’assure que la doublure est bien en place. Voilà, il ressemble au sac que vous allez arborer fièrement. Il ne manque que la pose des pièces métalliques : la chaîne tressée en métal et cuir, les œillets, et bien sûr, le fermoir en double C.Enfin, dernière étape obligatoire : sous une lumière, lunettes vissées sur le nez, une contrôleuse vérifie que la fabrication du sac est impeccable. La moindre piqûre mal placée et le sac n’atteindra jamais les boutiques.Découvrez ces étapes en photo.

Non loin de Paris, la maison Chanel nous a ouvert les portes de son atelier où sont méticuleusement fabriqués leurs sacs. Zoom sur la naissance du 11.12.C’est un sac qui a été pensé par Coco Chanel en 1955, et qui, plus de soixante ans plus tard, est toujours une pièce iconique, portée au quotidien par les femmes grâce à son allure intemporelle.Le 11.12 est entièrement fabriqué dans des ateliers par des artisans passionnés que nous avons rencontrés. Un lieu qui en ferait rêver plus d’un, avec des centaines de sacs Chanel, certains finis, d’autres en attente de contrôle, s’amoncelant sur des portants, triés par couleur.Tout commence par la coupe des peaux, à partir de plans de modélistes. Les coupeurs ont une véritable connaissance de la matière, à l’œil nu, ils voient les défauts, et savent quelles parties d’un rouleau de cuir couper pour un fini impeccable. Pour ce faire, ils font appel à un laser, ou pour des peaux plus épaisses, à des emporte-pièces.Les morceaux découpés, avant d’être assemblés, sont travaillés. On les refend pour atteindre la bonne épaisseur, les pourtours sont désépaissis pour accueillir les coutures, et arrive le moment du très attendu matelassage. Le cuir est placé dans un gabarit pour le maintien, et en quelques secondes, une machine effectue les coutures qui donnent cet effet matelassé inspiré du monde équestre, dont s’est inspiré Gabrielle Chanel pour ses créations, et qui est devenu une de ses signatures.Dans une autre partie de l’atelier, de nombreuses femmes, mais aussi quelques hommes, s’affairent autour de ces morceaux de cuir – rose le jour où nous y étions – pour leur donner la forme du 11.12. Les différentes pièces sont assemblées à plat en pique, à la machine pour certaines, à la main pour d’autres. Le sac prend vie, on aperçoit ses contours rectangulaires, mais il est d’abord à l’envers, avant d’être retourné d’un geste technique, puis remis bien en place à l’aide d’un marteau pour renforcer ses lignes.Vient alors le positionnement de l’intérieur du 11.12, une sorte de petit sac dans le sac, plus solide, ajusté avec de la colle, et fini avec des points à la machine à coudre. Et puis, tout le savoir-faire manuel se met en place. On lisse, on aplatit, on s’assure que la doublure est bien en place. Voilà, il ressemble au sac que vous allez arborer fièrement. Il ne manque que la pose des pièces métalliques : la chaîne tressée en métal et cuir, les œillets, et bien sûr, le fermoir en double C.Enfin, dernière étape obligatoire : sous une lumière, lunettes vissées sur le nez, une contrôleuse vérifie que la fabrication du sac est impeccable. La moindre piqûre mal placée et le sac n’atteindra jamais les boutiques.Découvrez ces étapes en photo.