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Coup de cœur pour ce 40m2 bien pensé à l'âme parisienne

« Ce qui nous a amenés à confier ce chantier à l’architecte d’intérieur Marianne Evennou ? Son univers, aux antipodes de l’appartement immense, blanc monochrome et architecturé dans lequel nous vivons à Sydney, s’amusent les propriétaires. Pour l’anecdote, notre histoire a commencé dans ce même quartier parisien il y a vingt ans. Habiter cette adresse était comme un signe du destin, nous qui rêvions d’un pied-à-terre très “carte postale” dans la ville Lumière. » Marianne Evennou s’empare à bras-le-corps de ce chantier, excellant encore une fois dans l’art de donner du caractère à un petit espace. Pour l’architecte d’intérieur, « il faut traiter les petits espaces avec beaucoup de respect et de considération ». Mieux, elle met un point d’honneur à faire fi des dogmes assignés d’office aux surfaces minimales. « On dit souvent qu’il ne faut pas multiplier les couleurs différentes, c’est totalement faux !, martèle-t-elle. C’est au contraire une manière incroyable de gagner en volume, sans enfermer. » Elle décide de redistribuer chaque pièce et s’attache aux détails qui prennent une importance capitale. Dans la chambre, la tranche de la porte est peinte de la même couleur que les soubassements, pour ne pas heurter la vue, ni faire intervenir dans un volume l’esprit de la pièce adjacente. Côté pièce à vivre, la cuisine, loin d’être reléguée au second plan, est conçue comme une bibliothèque avec un travail de boiseries poussé. Chaque élément se construit grâce aux autres, via un imperceptible fil rouge qui conduit avec douceur et délicatesse à une gamme de teintes pertinente. Dans le couloir et la chambre, explosion de couleurs ! Marianne Evennou ne s’interdit rien en termes de palette et c’est sûrement cette liberté totale qui signe son talent : imaginer un univers avant de se soucier de la superficie. La preuve, s’il en fallait, qu’une écriture décorative riche et fertile n’est pas près de se laisser enfermer dans 40 mètres carrés. © David Ha

Coup de cœur pour ce 40m2 bien pensé à l'âme parisienne

De main de maître, l’architecte d’intérieur Marianne Evenou a su optimiser chaque espace de cet appartement en faisant fi de la grammaire classique des petits volumes. Le résultat ? La quintessence de l’âme parisienne dans un écrin de 40 mètres carrés.« Ce qui nous a amenés à confier ce chantier à l’architecte d’intérieur Marianne Evennou ? Son univers, aux antipodes de l’appartement immense, blanc monochrome et architecturé dans lequel nous vivons à Sydney, s’amusent les propriétaires. Pour l’anecdote, notre histoire a commencé dans ce même quartier parisien il y a vingt ans. Habiter cette adresse était comme un signe du destin, nous qui rêvions d’un pied-à-terre très “carte postale” dans la ville Lumière. » Marianne Evennou s’empare à bras-le-corps de ce chantier, excellant encore une fois dans l’art de donner du caractère à un petit espace. Pour l’architecte d’intérieur, « il faut traiter les petits espaces avec beaucoup de respect et de considération ». Mieux, elle met un point d’honneur à faire fi des dogmes assignés d’office aux surfaces minimales. « On dit souvent qu’il ne faut pas multiplier les couleurs différentes, c’est totalement faux !, martèle-t-elle. C’est au contraire une manière incroyable de gagner en volume, sans enfermer. » Elle décide de redistribuer chaque pièce et s’attache aux détails qui prennent une importance capitale. Dans la chambre, la tranche de la porte est peinte de la même couleur que les soubassements, pour ne pas heurter la vue, ni faire intervenir dans un volume l’esprit de la pièce adjacente. Côté pièce à vivre, la cuisine, loin d’être reléguée au second plan, est conçue comme une bibliothèque avec un travail de boiseries poussé. Chaque élément se construit grâce aux autres, via un imperceptible fil rouge qui conduit avec douceur et délicatesse à une gamme de teintes pertinente. Dans le couloir et la chambre, explosion de couleurs ! Marianne Evennou ne s’interdit rien en termes de palette et c’est sûrement cette liberté totale qui signe son talent : imaginer un univers avant de se soucier de la superficie. La preuve, s’il en fallait, qu’une écriture décorative riche et fertile n’est pas près de se laisser enfermer dans 40 mètres carrés. © David Ha