Coup d'État : la jeunesse birmane ne désarme pas

F.P.
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Depuis le coup d'État militaire du 1er février, les manifestants font face à une répression meurtrière. En première ligne ? La jeunesse du pays. État des lieux. 

Assassinée par la junte militaire, Ma Kyal Sin est devenue le symbole de la résistance de la jeunesse birmane.

Une héroïne

Elle avait 18 ans. Ma Kyal Sin, surnommée Angel, est morte le 3 mars dernier – assassinée d'une balle dans la tête – alors qu'elle manifestait pacifiquement avec ses amis contre les forces de sécurité. La jeune fille fait malheureusement partie des nombreuses victimes des violences qui ont eu lieu depuis la prise du pouvoir par les militaires lors du coup d'État début février. Un symbole de bravoure pour toute une génération.

Des femmes mobilisées

Éduquées, actives, politisées, les jeunes Birmanes prennent désormais la tête de la rébellion, conscientes des droits qu'elles risquent de perdre dans ce nouvel ordre militaro-patriarcal. Médecins, étudiantes, mères de famille, elles envahissent les rues pour aider les blessés, diriger les cortèges, et entraîner les autres à leurs côtés. Un mouvement de femmes qui résiste sans peur, malgré les dangers.

Un avenir très incertain

Depuis l'arrestation d'Aung San Suu Kyi, le sort du peuple birman est teinté d'incertitudes. Malgré les condamnations internationales et les alertes des ONG, les forces armées – connues sous le nom de Tatmadaw – semblent déterminées à replonger le pays dans un système archaïque et religieux. Un mouvement susceptible d'effacer tous les progrès conquis par la société ces dernières années.

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