Coup d’État en Birmanie : Aung San Suu Kyi, une icône démocratique ternie

Un peu plus de dix ans après sa libération, l’ex-dissidente et désormais dirigeante de la Birmanie a été arrêtée par l’armée ce 1er février. Des « fraudes » électorales lors du dernier scrutin législatif seraient à l’origine de ce quatrième coup d’État pour le pays en soixante-trois ans.L’histoire d’Aung San Suu Kyi nous intrigue en ce qu’elle a d’antinomique. Longtemps adulée pour ses engagements démocratiques et son pacifisme à la Gandhi, celle qui se faisait appeler la dame Rangoun a subitement été détestée pour sa passivité face aux exactions contre les Rohingyas. ELLE a voulu retracer l’itinéraire en déclin de ce prix Nobel de la paix désavoué. Une politicienne double-face qui, après son arrestation lundi 1er février, soulève toujours plus de questions.