Covid-19 : ce qui nous attend en 2021 selon l'infectiologue Karine Lacombe

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"La deuxième vague n’est pas une abstraction, elle est là et elle est violente", c’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran ce jeudi 5 novembre lors de son point de situation hebdomadaire sur l’épidémie de Covid-19. Les chiffres le confirment : plus de 58.000 nouveaux cas ont été recensés en l’espace de 24h mercredi 4 novembre.

Une situation alarmante cependant marquée par une petite note d’espoir, si l’on en croit l’infectiologue Karine Lacombe. "On est dans une dynamique d’augmentation croissante mais on a quand même le sentiment (…) que cette augmentation est en train de se tasser", a-t-elle expliqué sur RTL. Pour cette spécialiste, qui tient à rester prudente dans son analyse, un "ralentissement de l’augmentation" pourrait être en cours, "ce qui veut dire que le couvre-feu peut avoir eu déjà un impact", a-t-elle précisé.

Si les résultats du confinement mis en place le 29 octobre dernier sont attendus dans les prochaines semaines, quelle pourrait être la situation dans les années à venir ?

Dans une interview accordée au magazine Elle, Karine Lacombe explique que le virus ne va pas disparaître, mais qu’il va s’intégrer à nos vies. L’infectiologue l’affirme : "Nous finirons par acquérir une immunité collective". On parle d’immunité collective lorsque la propagation d'une maladie contagieuse est stoppée quand une certaine proportion de la population est protégée. Un phénomène qui s’explique par le développement d’anticorps permettant aux individus ayant été touchés par le virus d’être immunisés. Cette stratégie fait débat, car pour y parvenir, il faudrait que 50 à 60% de la population ait été touchée par la Covid-19. Or, pour l’heure, moins de 10% de la population a été infectée.

Alors, faudra-t-il continuer à cohabiter avec le coronavirus dans les années à venir ? "Je pense qu’en 2021, nous aurons des épisodes similaires, accompagnés de mesures, comme le couvre-feu, qui aplatissent la courbe de progression. Au second semestre, un vaccin sera probablement (...)

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