Covid-19 : qu’est-ce que le "modèle emmental", qui aide à lutter contre l’épidémie ?

·2 min de lecture

Pour se protéger et protéger son entourage de la Covid-19, les autorités sanitaires recommandent de respecter les gestes barrières. Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le gouvernement conseille ainsi de se laver régulièrement les mains, d’utiliser un mouchoir une seule et unique fois, de tousser dans son coude, d’éviter de toucher son visage, de garder au moins un mètre de distance entre deux personnes et d’aérer fréquemment les pièces.

Selon la Pr Karine Lacombe, cheffe du service Infectiologie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, ces consignes d’hygiène devraient être appliquées les unes après les autres car une mesure mise en pratique de manière individuelle n’est pas parfaitement efficace. Cette technique exposée et décrite par l’infectiologue, durant l’émission En Toute Franchise sur LCI ce 25 octobre, est appelée le "modèle emmental".

Comme son nom l’indique, ce modèle est représenté par de l’emmental. Chaque tranche de ce fromage désigne un geste barrière pour lutter contre le virus, comme la distanciation sociale, les masques, l’hygiène des mains, la ventilation des espaces clos, le dépistage, le traçage des contacts ou la désinfection des surfaces.

"Le principe de ce modèle est de dire que chaque tranche de ce fromage représente une action que l’on pourrait faire. (...) Chacune de ces tranches de fromage qui a des trous, signifie que chaque action n’est pas efficace à 100 %, mais c’est l’empilement des différentes actions qui permet d’éviter l’accident industriel ou ici la contamination par la Covid", a expliqué la Pr Karine Lacombe.

"Si on applique qu’une de ces mesures voire deux ou trois, on peut ne pas empêcher le virus de passer, c’est l’empilement de toutes ces mesures ensemble qui permet d’arrêter la propagation du virus", a-t-elle prévenu.

Le "modèle emmental" présenté par l’infectiologue est issu du modèle Reason. Il s’agit d’une technique élaborée en 1990 par James Reason, professeur de l’université de Manchester, pour expliquer les accidents (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite