Covid-19 : du racisme anti-Asiatiques à la tuerie d'Atlanta

Maïlis Rey-Bethbeder
·2 min de lecture

Le 16 mars, un homme a fait feu dans trois salons de massage asiatiques à Atlanta (Géorgie), tuant huit personnes. Cette agression s'ajoute à la longue liste d'actes racistes anti-Asiatiques, qui se multiplient aux États-Unis et dans le monde depuis le début de la pandémie

#StopAsianHate. Le hashtag a fleuri sur Twitter, suite à une série d’actes violents contre les personnes d’origine asiatique. La fusillade d’Atlanta, ce mardi, s’ajoute aux agressions anti-Asiatiques qui se multiplient aux États-Unis depuis le début de la crise sanitaire. D’après le centre américain Stop AAPI Hate, il y a eu au moins 500 actes ou propos racistes à l’égard de la communauté asiatique dans le pays, sur les deux premiers mois de l’année 2021. Au cours de l’année dernière, un total de 3 795 plaintes ont été adressées à Stop AAPI Hate. La majorité d’entre elles (68%) relevaient d’un harcèlement verbal tandis que 11% d’entre elles impliquaient des agressions physiques.  

Si l’auteur présumé de la fusillade d'Atlanta, Robert Aaron Long, nie tout mobile raciste, les leaders de la communauté asiatique aux États-Unis ont souligné que la plupart des victimes étaient d’origine asiatique – six, sur les huit personnes tuées. Le président Joe Biden a par ailleurs apporté son soutien à la communauté asiatique américaine : « Je sais que les Asiatiques Américains sont très inquiets. Comme j’en ai déjà parlé, la violence à l’encontre des Asiatiques Américains ces deux derniers mois a été très perturbante. »  

Une vague de soutien, accompagnée de témoignages, est apparue avec #StopAsianHate, permettant à la communauté d’origine asiatique de dénoncer une augmentation et une aggravation du degré des...

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