Covid-19 : le télétravail coûte une petite fortune aux salariés

Cyprien Tardieu
·2 min de lecture
Covid-19 : le télétravail coûte une petite fortune aux salariés

Le télétravail peut coûter plus d'une centaine d'euros par mois selon les calculs d'un cabinet de conseil en ressources humaines.

“Impératif” partout où il est possible, le télétravail perd, malgré tout, du terrain en France. Malgré les injonctions du gouvernement, la part de salariés ayant recours au travail à la maison est revenue au niveau d’avant la crise sanitaire. Serait-ce à cause du surcoût qu’il engendre ? Pas impossible à en croire l’étude de ConvictionsRH, un cabinet de conseils en ressources humaines relayée ce mardi par Le Parisien.

L’enquête révèle que les coûts supplémentaires engendrés par le télétravail varient de 13 euros à 174 euros par mois. Ces disparités s’expliquent par la taille du logement, le type de chauffage et les frais de repas, pas toujours pris en charge par l’entreprise. “Nous nous sommes basés sur une utilisation de 8 heures par jour, pour 20 jours de télétravail par mois”, précise Marine Chabot, associée du cabinet ConvictionsRH.

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Ce dernier a décidé de ne pas prendre en compte les dépenses liées à Internet puisque “beaucoup de salariés ont un forfait illimité”. Le loyer, le WiFi ou le téléphone n’ont également pas été intégrés aux calculs.

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Le chauffage, le plus gros surcoût

Quels postes de dépenses sont les plus contraignants financièrement ? Parmi les quatre exemples du Parisien, le chauffage fait nettement grimper la facture. Pousser un peu le thermostat amène un surcoût pouvant aller jusqu’à 48 euros pour un 150 mètres carrés chauffé à l’électrique. Les dépenses pour déjeuner le midi et se faire couler un café (ou plutôt des cafés) grâce aux capsules ne sont pas négligeables non plus, selon l’étude.

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À ces frais, il convient également d’ajouter les fournitures (papier, stylo, cahier, cartouches d’encre…), le mobilier et les accessoires. Quel salarié en télétravail longue durée n’a pas investi dans une chaise ergonomique, un nouveau bureau, un casque ou des cartouches d’encre ? Dans de rares cas, le salarié est gagnant grâce aux économies d’essence et le maintien du remboursement de la carte transport à 50% ou à 100%.

Qui doit payer ?

Après quasiment un an, le flou règne toujours sur la prise en charge des frais inhérents au télétravail. Selon un accord national interprofessionnel signé par le patronat et les syndicats en novembre dernier, l'entreprise doit "prendre en charge les dépenses qui sont engagées par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle et dans l'intérêt de l’employeur".

Étant donné que l'accord ne détaille pas le type de dépenses, chaque employeur est libre de rembourser ce qu'il souhaite.

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