Covid-19 : les troubles gastriques, des symptômes plus fréquents qu’on ne le pensait

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Fièvre, toux, perte du goût et de l’odorat, fatigue… Les principaux symptômes de la Covid-19 sont désormais connus de tous. Mais on le sait : d’autres manifestations moins fréquentes de l’infection au SARS-CoV-2 peuvent également faire leur apparition. Parmi elles, on retrouve les troubles gastriques. D’après une méta-analyse menée par des chercheurs de l’université d’Alberta (Canada) et publiée dans la revue Abdominal Radiology, ces symptômes seraient en réalité plus courants qu’on ne l'imagine.

Pour le découvrir, les auteurs ont analysé les résultats de 36 études publiées entre le 31 mars et le 15 juillet. Ils ont non seulement découvert que 18 % des personnes touchées par la Covid-19 présentaient des manifestations gastriques, mais surtout que 16 % des personnes infectées par le virus ne présentaient que ces symptômes. Ils n’avaient pas de toux ni de fièvre, mais uniquement des troubles digestifs.

Ces manifestations de la Covid-19 seraient donc plus fréquentes qu'on ne le pensait. "Il existe une quantité croissante de littérature montrant que la symptomatologie abdominale est une présentation courante de Covid-19", explique Mitch Wilson, co-auteur de l’étude. Les chercheurs précisent que ces signes de la maladie peuvent se manifester principalement par une perte d'appétit, des nausées, des vomissements, de la diarrhée ou encore des douleurs abdominales.

Dans leurs travaux, ils ont également constaté la présence de potentiels signes visibles grâce à l’imagerie médicale, comme une inflammation de l'intestin grêle et du gros intestin, une présence d'air dans la paroi intestinale ou encore une perforation intestinale. "Voir ces choses ne nous indique pas nécessairement qu'un patient est atteint de Covid-19. Cela pourrait être dû à diverses causes potentielles. Mais l'une de ces causes potentielles est l'infection par le virus, et, dans un environnement où la Covid-19 est très répandue, c'est quelque chose à considérer par le médecin traitant", précise Mitch Wilson. La (...)

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