Avec le Covid, "il y a une prise de conscience de la finitude", selon Abd al Malik

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Un alitement bénéfique ? Touché par le coronavirus en mars dernier et malade pendant trois semaines, Abd al Malik en a profité pour écrire un essai, Réconciliation (éditions Robert Laffont), sur les conséquences de la crise sanitaire et l'état actuel de la société. Pour le chanteur, l'épidémie a avant tout révélé les failles de notre fonctionnement démocratique et économique. Et le monde d'après sera selon lui marqué par l'altruisme, la bienveillance et l'empathie, comme il l'a expliqué au micro Europe 1 d'Anne Roumanoff, lundi matin.

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"On doit absolument travailler à ce que ce moment nous permette de mettre à jour la meilleure version de nous-mêmes", a défendu Abd al Malik, appelant à une solidarité beaucoup plus forte entre les membres de la société. "On n'est pas tous dans le même désespoir. Si on est dans un désespoir un peu moindre, on va aider celui qui est dans un désespoir plus profond. On peut, financièrement, ne pas avoir les moyens d'aider mais être présent, pour écouter. Aujourd'hui, on est dans un monde où on a le sentiment que la seule chose qui permette de changer les choses, c'est l'argent."

Une démarche "politique" des poètes

Dans son essai, l'artiste estime que les rapports marchands ont pris le pas sur l'humain, au point de défaire les rapports sociaux. "Les politiques et les spécialistes pensent que c'est le tout-économique qui règle les choses, mais c'est faux et on le ...


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