Crédits immobiliers : conditions d'octroi assouplies

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Les banques disposent désormais d’un peu plus de latitude dans l’attribution des prêts immobiliers.

Paris Match. Quelles sont les nouvelles règles pour obtenir un prêt immobilier ?
Ludovic Huzieux. Le Haut Conseil de stabilité financière [HCSF], dont les précédentes recommandations de décembre 2019 avaient entraîné une explosion des refus de crédit, a notamment accepté de rehausser de deux points le taux d’endettement maximal des candidats à l’emprunt immobilier, également appelé “taux d’effort”. La part des revenus consacrée à vos mensualités de remboursement passe ainsi de 33 % à 35 %. Ce coup de pouce va permettre de resolvabiliser de nombreux acquéreurs et investisseurs potentiels de tous profils, exclus jusque-là du marché par les banques pour un léger dépassement.

La durée maximale d’endettement est aussi allongée…
Pour tenir compte du différé de remboursement – de deux ans au maximum – lié à l’achat d’un bien immobilier en Vefa [vente en l’état futur d’achèvement] ou à la construction d’une maison individuelle, les banques sont désormais autorisées à vous accorder un prêt sur une durée globale de vingt-sept ans, au lieu de vingt-cinq ans jusque-là. Votre durée d’emprunt n’est donc plus amputée du différé d’amortissement correspondant aux délais de construction. Néanmoins, cette extension ne concerne pas un achat dans l’ancien.

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Le taux d’endettement maximal passe de 33 % à 35 % des revenus

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Les banques bénéficient-elles d’autres souplesses ?
Elles peuvent, en effet, déroger aux règles du HCSF à hauteur de 20 % de la production trimestrielle de nouveaux crédits. Auparavant, cette marge de flexibilité était fixée à 15 %.

A quels emprunteurs cela profite-t-il ?
Ces trois assouplissements visent en priorité les acheteurs primo-accédants pour leur résidence principale. Grâce au relèvement du taux d’effort, un(...)


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