Crash de "Dropped" : cette mystérieuse transaction avant le drame qui intéresse les magistrats

Dropped était le nom donné à une nouvelle télé-réalité réalisée par TF1 et tournée à Ushuaïa, en Argentine, 2015. À cette occasion, Nicolas Roussel, le directeur de production d'Adventure Line Production, s'était rendu auprès de son fixeur, Gustavo Gordonas, avec une enveloppe de 30.000 dollars. Le but étant qu'il lui fournisse deux hélicoptères et deux pilotes pour le tournage du deuxième épisode, dans la province de La Rioja. Malheureusement, le 9 mars 2015, la vie en a décidé autrement : les deux appareils s'écrasent, ne laissant aucun survivant. Les sportifs Camille Muffat, Florence Athaud et Alexis Vastine se trouvaient à bord. Selon nos confrères du Parisien, la mystérieuse transaction se trouve être un point intéressant pour les trois juges d'instructions du dossier pénal français.

La production accusée de "mépris envers la sécurité des participants"

Et pour cause, cette "pratique" tendrait à faciliter la fraude fiscale car aucun des deux pays "n'autorisent le versement en cash de somme aussi élevées." Mais aussi car elle est susceptible de "constituer l'un des matériels de l'infraction de corruption d'un fonctionnaire étranger". Les deux Ecureuil AS 350 qui volaient "hors de tout cadre réglementaire" ont été proposé par Gustavo Gordonas, de sa propre initiative, explique le Parisien. En mai 2017, le fixeur s'était défendu en expliquant que ces deux appareils étaient "moins cher". Si ces éléments n'occupent pas une place importante dans le dossier, ils permettent tout de même d'apporter plus de précisions quant à une mise en danger, la "culture du risque" et la "recherche d'économies" de la production. Maître Solenn Le Tutour [avocate de la veuve du cameraman Laurent Sbasnik, ndlr.] souligne aussi un "mépris de la sécurité des participants."

Lors de l'audition, le 22 novembre 2019, de Nicolas Roussel, les magistrates ont démontré le manque "d'opacité et de légalité des conditions" quant à la sélection du fournisseur. Si la transparence est défendue par Me Mathias

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