Crise au Liban: le Parlement prêt à lancer un audit des institutions

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Ce vendredi 27 novembre, le Parlement libanais s'est déclaré en faveur d'un audit juricomptable qui engloberait la Banque du Liban (BDL) et toutes les institutions étatiques, y compris les ministères, en dépit du secret.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le secret bancaire avait été invoqué par la Banque du Liban pour refuser de fournir au Cabinet Alvarez et Marsal les documents nécessaires pour mener à bien l’audit de la Banque centrale. Face aux données insuffisantes, le cabinet international avait jeté l’éponge la semaine dernière, portant un coup dur aux réformes exigées par la France et la communauté internationale pour aider le Liban.

La décision du Parlement remet sur les rails ce processus indispensable pour déterminer les responsabilités dans la faillite de l’État et du secteur bancaire. Mais l’audit juricomptable peut aussi démêler les rouages du système de corruption endémique à tous les échelons de l’administration qui a mené le pays à sa ruine. Ce qui explique les obstacles dressés par des hommes politiques pour empêcher ou retarder ce processus.

Après le désistement d’Alvarez et Marsal, le président de la République Michel Aoun a adressé une lettre au Parlement lui demandant d’assumer ses responsabilités. La Chambre a vite réagi en prenant la décision d’étendre l’audit à tous les ministères et les administrations publiques. Toutefois, un flou entoure la valeur juridique et légale de la mesure adoptée par les députés car il s’agit d’une décision et non pas d’une loi.

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