« La crise devient aigüe » : pour l'école primaire, les concours d'enseignants ne font pas le plein

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Les craintes se confirment. Les concours externes des professeurs des écoles, dont les résultats définitifs ont été publiés cette semaine, ne font pas le plein. En région parisienne, le taux d’admission n’a même jamais été aussi bas. Avec seulement 424 admis pour 1 430 postes proposés dans l’académie de Versailles, la plus grande de France, 419 pour 1 079 dans celle de Créteil, et - situation inédite - 157 sur 219 à Paris. « On a seulement un poste sur trois pourvus en Ile-de-France, c’est catastrophique ! », s’alarme Guislaine David, la porte-parole du Snuipp-FSU, majoritaire dans le premier degré. « On n’a jamais connu de tels déficits, abonde Stéphane Crochet, du SE-Unsa. Jusque-là, 80 à 90% des places trouvaient preneurs. La crise devient aigüe ! »

En province aussi, certaines académies peinent à recruter : celles de Nice (3 postes vacants sur 215 proposés), Besançon (4 sur 124), Dijon (6 sur 172), Amiens (7 sur 256), Grenoble (11 sur 406), Nancy-Metz (14 sur 264) … Certes, il en manque très peu. Et des rectorats ont déjà prévu de piocher dans les listes complémentaires des autres concours - interne, troisième voie - pour compenser. Mais « c’est la première fois que tous les postes ne sont pas pourvus dans plusieurs académies, en dehors de Créteil et Versailles, observe Jean-Rémi Girard du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc). C’est un signal d’alerte ».

Dans le second degré, des enseignants risquent aussi de manquer. Les résultats du Capes externe ne sont pa...


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