Crise des urgences : en psychiatrie, « impossible de continuer à soigner dans des conditions si précaires »

Les unités psychiatriques comptent parmi les nombreux services d’urgences débordés ces derniers mois par l’afflux de patients. Le praticien Amine Benyamina détaille des conditions de travail devenues intenables et esquisse des pistes pour une meilleure prise en charge.

Un lent cri d’agonie. Les urgences, déjà saturées avant le Covid et définitivement éprouvées par deux ans et demi de crise sanitaire, dénoncent depuis quelques jours leur flagrant manque de moyens, quel que soit le service. Pour alerter sur la situation inquiétante de la psychiatrie, spécialité restée longtemps sous-estimée pré-pandémie, 75 soignants lançaient ce matin dans « Le Parisien » un appel à Élisabeth Borne, la nouvelle Première ministre, intitulé « Créons des postes pour éviter le naufrage ! ». S’alarmant, si l’attentisme du gouvernement se poursuivait, de « l’avenir très sombre [qui] nous attend ». Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse (Val-de-Marne) et co-signataire de la tribune, revient sur la crise du secteur et les mesures à prendre pour tenter de l’endiguer.

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ELLE. Comment se traduit la saturation des capacités d’accueil aux urgences psychiatriques ?

Amine Benyamina. Les conséquences du Covid viennent s’agréger à une crise ancienne du secteur, vieille d’au moins vingt ans. Nous ne pouvons plus recevoir des patients qui doivent être surveillés et restent, à tout moment, susceptibles de s’agiter. Les jeunes sont en particulier touchés : ils ont été non seulement frappés de plein fouet par la pandémie, mais...

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