La cuisine des tsars : l’alliance franco-russe

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Bortsch, bœuf à la Stroganoff, caviar d’aubergines… Depuis deux siècles, la Russie influence notre patrimoine culinaire. À Menton, Jérôme Rigaud, l’ancien chef du Kremlin, sublime les classiques oubliés.

Austerlitz, le grand incendie de Moscou, les ruses du maréchal Koutouzov pour anéantir la Grande Armée dans l’hiver russe, le récit immortel qu’en a fait Tolstoï dans « Guerre et paix »… En Russie, on n’hésite pas à commémorer comme il se doit les 200 ans de la mort de Napoléon, qui fait aussi partie de l’histoire de ce pays et qui reste là-bas un objet de fascination! Cette histoire commune entre la France et la Russie est l’occasion de rappeler un aspect capital, mais pourtant totalement occulté, de notre gastronomie. Qui s’en souvient?

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Aussitôt après Waterloo, alors que l’odeur de la poudre à canon flottait encore dans l’air et que les Cosaques campaient sur les Champs-Elysées, les aristocrates russes, qui parlaient couramment le français, firent venir dans leurs palais les meilleurs chefs cuisiniers de France, dont le plus célèbre d’entre eux: Antonin Carême (1784-1833), surnommé «le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers», recruté par le tsar Alexandre Ier . À l’époque, la cuisine russe est inconnue. Alexandre Dumas s’en moque d’ailleurs en parlant de «la cuisine d’Ivan le Terrible ou la terrible cuisine d’Ivan»…

Après avoir travaillé pour Poutine et Medvedev au Kremlin, Jérôme Rigaud a créé son propre restaurant à Menton.
Après avoir travaillé pour Poutine et Medvedev au Kremlin, Jérôme Rigaud a créé son propre restaurant à Menton.

Après avoir travaillé pour Poutine et Medvedev au Kremlin, Jérôme Rigaud a créé son propre restaurant à Menton. (...)
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