“Le Cut-up populaire”, Pascal Comelade toujours beau joueur

Franck Vergeade
·1 min de lecture
© Stéphane Estevès
© Stéphane Estevès

Comme à chaque nouvel album de Pascal Comelade, il y a un plaisir manifeste à en lire, parfois même à haute voix, les titres, où le natif de l'Hérault, en fils spirituel d'Alphonse Allais et d'Alfred Jarry, explore le champ lexical avec son imagination débordante sinon légendaire : “Je considère que les titres sont des compléments à la musique instrumentale, en persistant à croire que cette musique-là n’est pas destinée à l’image.”

Sur Le Cut-Up populaire, on trouve ainsi des plages instrumentales intitulées Les radis contiennent du radium, L'Horizon perdu du cornet à gidouille, Stigmates de la ligne crâde ou Don't Touch My Blue Öyster Shoes, un classique du répertoire comeladien édité sur l'immense Psicòtic Music’ Hall (2002) et aujourd'hui revisité avec Lionel et Marie Limiñana, ses partenaires de jeu catalans depuis leur commun Traité de guitarres triolectiques (à l'usage des portugaises ensablées) il y a cinq ans.

Un album mûrement pensé et agencé depuis quatre ans

De telle sorte que l'intitulé du Cut-Up populaire résume bien l’improbable architecture sonore d'un disque attendu depuis El Pianista del Antifaz (2013), qui préfigurait ce successeur construit autour de “la musique répétitive, d’interventions de guitaristes électriques et de la batterie”.

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