Décès de Christopher Plummer, héros malgré lui de “La Mélodie du bonheur”

Gérard Lefort
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(Joe KLAMAR / AFP)
(Joe KLAMAR / AFP)

Soirée chansons dans le salon d’un modeste château autrichien d’environ 75 pièces avec moult dépendances. Tout en loden, le maître des lieux, le nobliau Georg Ritter von Trapp, par ailleurs capitaine de réserve, entonne, s’accompagnant à la guitare, Edelweiss, une mélopée mélancolique et censément de circonstance (nous sommes en pleine annexion de l’Autriche par les Nazis) qui a l’heur de pulvériser d’émotion l’auditoire : ses sept enfants (6 filles et deux garçons), sa prétendante officielle, - le hobereau étant veuf -, la baronne Schraeder, sorte de Lana Turner locale en plus chignonnée, et surtout la jeune Anna, gouvernante des enfants, limite bonne sœur en civile puisqu’elle déboule d’une abbaye bénédictine, mais dont l’ardeur du regard peine à dissimuler qu’elle crame de désir pour le capitaine chanteur et enchanteur.

C’est évidemment une des scènes majeures du patrimonial la Mélodie du bonheur de Robert Wise qui en 1966 récolta une palanquée d’oscars, dont celui du meilleur film, et emporta à sa sortie un succès public considérable (plus d’entrées aux Etats-Unis qu’Autant en l’emporte le vent). Anna la crypto godiche, c’est Julie Andrews qui bien que le film la consacre en super star, n’avait pas attendu cet opus pour être connue et reconnue (l’année précédente elle avait été Mary Poppins dans le film Disney de Robert Stevenson). Mais le beau brun aux yeux verts qui incarne le capitaine von Trapp était nettement moins fameux. Il s'agit de Christopher Plummer qui est décédé ce vendredi 5 février, à l’âge de 91 ans dans sa résidence américaine du Connecticut.

Un abonné des seconds rôles

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