Décès de la gendarme Myriam Sakhri : neuf ans plus tard, le dossier pourrait rouvrir pour « harcèlement »

ELLE avec AFP
·1 min de lecture

De nouveaux témoignages viennent interroger la version officielle selon laquelle la jeune sous-officier se serait suicidée parce qu’elle devait comparaître devant un tribunal.

Le 24 septembre 2011, Myriam Sakhri, une sous-officier de la gendarmerie, est retrouvée morte dans son logement à la caserne Delfosse, à Lyon. Depuis des mois, la jeune femme de 32 ans se plaignait d’être harcelée au travail. Après un premier classement de l’affaire, sa famille porte plainte, déclenchant l’ouverture d’une information judiciaire. Cette dernière débouche sur un non-lieu, confirmé en appel puis en cassation en 2015, les magistrats écartant tout harcèlement. « Si les raisons du suicide de Myriam Sakhri restent en l'état inconnues et se heurtent à l'incompréhension de la famille, cet événement survenu dans un contexte de très forte alcoolisation doit être rapproché des difficultés professionnelles que rencontrait la jeune femme », jugeaient-ils avant d'évoquer « sa prochaine comparution en correctionnelle » dans deux procédures pénales diligentées à son encontre.

« Raisons inconnues » ? Un mot laissé par la défunte dans son appartement donnait pourtant une piste : « Merci à G. le connard ! » Il désignait le colonel qui commandait à l'époque la gendarmerie du Rhône, où Myriam Sakhri travaillait au sein du Centre d'opérations et de renseignements (Corg), service chargé de répondre aux appels du public. Cet officier est au cœur d'une requête déposée récemment par les avocats de la famille, William Bourdon et Vincent Brengarth, visant à faire rouvrir le dossier. Elle s'appuie sur des attestations de...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi