Découvrez la petite histoire des sneakers

·2 min de lecture

Porter des chaussures confortables et souples, voilà une habitude qui fait doucement son chemin dans les pays anglo-saxons. Dès la fin du XIXe siècle, le caoutchouc chauffé est moins cher que le cuir. Les machines à coudre perfectionnées font des merveilles et la pratique du croquet et du tennis réunit les foules. Aux Etats-Unis, l’indémodable Converse All Star pointe le bout de sa toile en 1917.

La mode se détend dans les années 1930, pour le plus grand bonheur des stars de Hollywood et de Broadway. Les Français, eux, découvrent les congés payés en 1936 grâce au Front Populaire et adoptent les tenues décontractées des activités de plein air. Ils sautent à pieds joints dans les tennis en toile Spring Court conçues cette année-là par Georges Grimmeisen. Dès 1949, ils font de même avec les créations allemandes Puma ou japonaises Asics.

Séduites par les modèles popularisés dans les années 1960 par les marques de sport, les pointures de la haute couture s’approprient les sneakers. Sonia Rykiel, Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld créent de petites séries. La chaussure investit les podiums, devenant un produit de luxe.

La société Adidas n’en est pas à son premier succès lorsqu’elle lance sa Superstar en 1969. Mais le modèle devient un véritable phénomène en 1983 quand le trio de rappeurs des Run-DMC entonne sur scène son titre My Adidas. Flairant la bonne affaire, la marque signe avec ce groupe un contrat de partenariat, le premier du genre. Les sneakers s’exhibent dès lors lacets défaits, associées aux chaînes en or, sweat à capuche et jean oversize.

En 1984, Michael Jordan, basketteur très prometteur des Chicago Bulls, fait de Nike son sponsor. Un modèle est alors lancé, Air Jordan One - clin d'œil fait par l’équipementier américain aux acrobaties en suspension de l’athlète. Il le pare de rouge et noir, couleurs proscrites par la ligue professionnelle de basket. Qu’importe, 60 000 paires se vendent en quelques mois ! Elles sont bientôt des millions, également proposées (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite