Découvrez les trois lauréates du Prix Solidarité Version Femina

Marion Dolisy Galzy pour 1 Cabas pour 1 étudiant, (« le Progrès »)

Crédit : Damien Grenon

Il ne faut pas négliger ce que la solidarité peut nourrir

Lorsqu'elle était petite, sa mère lui disait : « Ne mets jamais “sans emploi” quand on te demande ma profession à l'école, je préfère “mère au foyer”. » Quand Marion, qui n'a pas 10 ans, l'accompagne dans le quartier du Point-du-Jour, où elles vivent à Lyon, pour y déposer des cabas de courses chez des femmes isolées, elle comprend parfaitement la nuance. Surtout que le jeudi matin, elle voit aussi sa mère partir aux Restos du cœur. Et que le dimanche, à table, ou les soirs de Noël, s'installent forcément un ou deux de ces étudiants étrangers que ses parents soutiennent – et avec qui ils ont, pour certains, maintenu toute leur vie des liens forts. Marion s'est peut-être même parfois demandé s'il restait une petite place pour elle… Mais aujourd'hui, à 51 ans, orpheline depuis peu de ses deux parents, elle sait bien ce que le 3 février 2021 a réveillé dans ses veines.

Sur la base du parrainage

« Ce jour-là, on est en pleine pandémie, il est 17 h 45, le couvre-feu est à 18 heures, raconte-t-elle. Je suis dans un supermarché, je cours à la caisse et je passe dans les rayons devant une jeune fille. Elle est en train de calculer sa note sur son portable… et je la vois reposer un paquet de sucre. » Stupeur. Aux informations, on montre des étudiants dans...

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